Pour léglise catholique, Thérèse Martin était devenue « Thérèse de lEnfant-Jésus et de la Sainte-Face, moniale professe de lOrdre des Carmélites déchaussées à Lisieux ». Elle a été canonisée en 1925 et proclamée docteur de lÉglise en octobre 1997 par JeanPaul II. Pour beaucoup de gens, elle est tout simplement « la petite Thérèse de Lisieux ». Et, plus largement, comment la nommer aujourdhui, sinon « Thérèse, notre soeur de Lumière » tant son rayonnement est devenu universel, échappant dune certaine façon au cadre de lÉglise? Jamais, en effet, par exemple, une religieuse navait exprimé autant une compréhension de lathéisme. Elle se sentait proche de tous, et aussi bien de ceux qui doutaient de lexistence dun Dieu bon. Le contenu de son message a été souvent interprété, de diverses manières. Mais tous ses exégètes ont insisté sur le caractère extraordinairement libre et profond de la parole thérésienne. Dans le présent ouvrage, deux Thérèse nous sont présentées. D'abord, Thérèse Martin, la petite Française qui vécut moins de vingt-cinq ans en Normandie il y a de cela à peine plus d'un siècle. Un autre personnage, imaginaire ce lui-là, accueille les paroles d'une Thérèse devenue Esprit : l'Etre de lumière qu'elle serait de nos jours.